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Le modèle Uber est sur sa fin ce n’est qu’une question de temps

 

Uber est un réseau de covoiturage qui a été lancé en 2012. Le modèle Uber tourne autour du système de service de type taxi, mais utilisant des véhicules personnels. Au lieu de la répartition radio et des bureaux locaux, le modèle Uber utilise la connectivité des smartphones qui distribue les trajets, suit les tarifs, facture les clients et paie les chauffeurs. Ce modèle est entièrement géré comme une entreprise virtuelle, ses chauffeurs étant des sous-traitants. Si le modèle a connu un franc succès ses premières années, aujourd’hui, il est en déclin. Et plusieurs raisons sont en cause.

 

Le système Uber accumule les plaintes

 

Au fil de ses années d’existence, Uber a connu plusieurs scandales, qui ont fait écho dans le monde. Par exemple, une jeune fille qui traversait la rue avec sa mère à San Francisco en décembre a été tuée par un automobiliste qui a dit aux policiers qu’il travaillait pour Uber. Uber a immédiatement publié une déclaration disant qu’il ne travaillait pas pour Uber, puis a publié une autre déclaration précisant qu’il était effectivement connecté à l’application Uber mais qu’il ne faisait pas d’affaires pour Uber à l’époque. En d’autres termes, si quelque chose ne va pas ? Uber a la mauvaise habitude de se laver les mains. Au fil des années, plusieurs attaques en justice ont été déposée contre la société.

 

Le système Uber favorise la concurrence déloyale

 

Non seulement envers les chauffeurs de taxi, mais aussi pour tout taxi ou vtc indépendant, le système Uber est l’exemple même de la concurrence déloyale. Dans les grandes villes, les chauffeurs de taxi paient entre 500 et 1 200 euros par mois à leur société mère et à la ville. Ce coût comprend les services d’expédition et d’administration, ainsi que tous les frais supplémentaires que la compagnie de taxi choisit de facturer à ses chauffeurs. Les entreprises spécialisées en vtc doivent également payer leurs frais administratifs en tant qu’entreprises, sans compter les salaires de leurs employés. Comme on peut le deviner, un chauffeur de taxi ou chauffeur privé à plein temps qui a dépensé des dizaines de milliers d’euros pour se mériter un permis de taxi et vit intégralement de sa clientèle est mécontent que les chauffeurs amateurs contournent ces coûts.

 

Le système Uber n’est plus sécuritaire

 

Plusieurs exemples attestent du manque de sécurité des véhicules. Le manque de marquage clair sur les véhicules Uber a par exemple fait que des dizaines de personnes se sont retrouvées embarquées dans la mauvaise voiture. Plus grave encore, un chauffeur d’Uber a pris une cliente ivre puis l’a conduite à un hôtel pour l’agresser. Beaucoup de gens qui partent pour la nuit comptent sur les taxis pour rentrer chez eux en toute sécurité au cas où ils deviendraient ivres, et l’idée de ne pas pouvoir faire confiance à un service de voiture est profondément troublante. Alors qu’Uber a immédiatement suspendu le chauffeur, l’affaire soulève des questions plus larges sur la sécurité personnelle des clients Uber.